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Qu’est-ce qu’un accident vasculaire cérébral?

Un accident vasculaire cérébral communément appelé AVC ou d’autres termes tels qu’une attaque cérébrale ou un infarctus cérébral, désignent la même chose. Il existe deux types d’AVC, les AVC hémorragiques ou ischémiques. Dans le premier cas, il s’agit d’un saignement dans le cerveau et dans le second, c’est une artère bouchée qui résulte à un manque d’irrigation dans le cerveau. Seul un scan permet au médecin de savoir si l’AVC est d’origine hémorragique ou ischémique. Normalement dans 75 % des cas, c’est ischémique et dans 25 % hémorragique. Les deux peuvent avoir la même gravité mais tout dépend de l’étendue de l’AVC et de la partie du cerveau affectée.

Quels en sont les symptômes?

Ils sont multiples. Premièrement, l’AVC peut causer une faiblesse musculaire généralisée, une faiblesse musculaire partielle (main, pied, visage), la difficulté à parler, un engourdissement des membres, des vertiges, perte de connaissance ou perte de la vue. Dépendant de la partie du cerveau affectée, les symptômes seront différents. Dans le cas d’une hémorragie, le patient peut avoir des maux de tête mais ce n’est pas toujours le cas. Parfois, quelqu’un peut souffrir d’un «petit AVC» qui se produit dans des zones silencieuses du cerveau qui ne sont pas responsables de fonctions importantes. Ces AVC passent inaperçus.
Est-ce qu’il existe des signes précurseurs?
Parfois en interrogeant des patients, ils nous disent que quelques semaines ou quelques mois auparavant, ils ont souffert de troubles visuels, d’une faiblesse à la main ou un petit engourdissement. Ce sont des signes avant-coureurs d’un AVC. En médecine, on définit cela comme un accident ischémique transitoire.

Quels sont les facteurs de risque?

L’hypertension, le diabète, le cholestérol, l’obésité et le tabac sont des facteurs de risque. Plus une personne est âgée, plus le risque est élevé. Dans certains cas, des femmes relativement jeunes peuvent faire un AVC, par exemple, si elles prennent la pilule contraceptive.
Comment s’explique un AVC pour quelqu’un qui ne se trouve pas des groupes à risque?
Nous remarquons que certains jeunes également peuvent faire un AVC et n’ont pas nécessairement de facteurs de risque. Il y a alors d’autres causes telles que les problèmes de coagulation du sang, des maladies auto-immunitaires et alors des caillots de sang se développent plus facilement. Des maladies cardiaques, comme une arythmie peuvent être aussi liées à des AVC.

Comment doit-on agir en cas d’AVC?

Plus on tarde pour soigner un AVC, il y aura davantage de séquelles définitives et des lésions au niveau du cerveau seront irréversibles. Si on réussit à désagréger le caillot de sang très tôt, les parties du cerveau qui ne sont pas affectées seront revascularisées et fonctionneront de nouveau. Notre cerveau est constitué de cent milliards de cellules nerveuses et en cas d’AVC un patient perd 1,8 à 2 millions de neurones par minute.
Il faut donc traiter la personne le plus rapidement possible. La thrombolyse consiste à désagréger par médicament les caillots sanguins obstruant les vaisseaux sanguins. Ce traitement produira le maximum d’effets avant 3 à 4 heures après l’AVC. Après ce laps de temps, les études montrent que les dégâts sont définitifs et qu’il ne vaut pas la peine d’administrer la thrombolyse. Jusqu’à présent seuls 2 à 3 % des personnes admises sont traités par la thrombolyse, bien souvent parce qu’elles arrivent trop tard. Idéalement, dans le long terme, nous espérons qu’au moins 10 % des patients qui sont hospitalisés pourront bénéficier de la thrombolyse.

Comment la maladie évolue-t-elle?

La thrombolyse augmente les chances de récupération d’un patient. Les études démontrent que la thrombolyse apporte de résultats 30 % supérieurs comparés aux patients qui n’ont pas eu ce traitement. Mais le traitement ne s’arrête pas là. Le séjour en hospitalisation peut durer quelques semaines. Si la prise en charge n’est pas faite correctement, les patients peuvent développer d’autres problèmes car certains ne décèdent pas à la suite d’un AVC mais des complications. Si un patient reste trop longtemps allongé, il aura du mal à avaler de la nourriture qui peut alors passer dans ses bronches et causer des infections pulmonaires. Il peut également développer des infections urinaires et avoir des escarres. Il est très important qu’à côté du traitement médical, il y ait une prise en charge multidisciplinaire de la personne.

Que conseillerez-vous aux patients victimes d’un AVC?

Il faut considérer tous les facteurs de risques et contrôler les paramètres qui ont conduit à l’AVC. On surveillera alors de très près la tension artérielle, le taux de cholestérol ou le diabète etc. Le patient doit avoir une bonne hygiène de vie, faire de l’exercice et prendre les médicaments comme recommandé par le médecin. Parfois, il devra prendre de l’aspirine pour fluidifier son sang ou des anticoagulants.
« En cas d’AVC, la thrombolyse augmente les chances de récupération d’un patient. »

LE SAVIEZ-VOUS ?

Mondialement, l’AVC est la troisième cause de mortalité. C’est la première cause de la maladie la plus handicapante et l’AVC coûte cher à la société. A Maurice, d’après les chiffres publiés par l’Organisation mondiale de la santé, 725 décès sont liés chaque année à une attaque cérébrale.

Wellkin Hospital
UNE UNITÉ SPÉCIALISÉ POUR ACCIDENT VASCULAIRE CÉRÉBRAL

L’hôpital Wellkin dispose d’une unité de soins intensifs fonctionnant 24/24 et prend rapidement en charge les personnes victimes d’AVC. Le personnel qualifié suit un protocole établi pour chaque patient victime d’une attaque cérébrale. Le scan et le diagnostic se font dans de brefs délais et ainsi en cas d’AVC ischémique, le patient bénéficiera de la thrombolyse rapidement, en environ 45 minutes après l’attaque, ce qui réduit les risques de séquelles définitives. L’hôpital Wellkin dispose d’une équipe de neurologues et de neurochirurgiens, de trois ambulances dotées des dernières facilités, d’un CT Scan, d’une unité de radiologie et d’un personnel formé aux soins intensifs pour prendre en charge rapidement les patients victimes d’attaques cérébrales. L’hôpital aide les personnes à identifier les premiers signes d’une attaque au sigle V.I.T.E. Voici ce qui doit vous alerter :

Apprenez les signes de l’AVC

Visage Est-il affaissé ?
I ncapacité . Pouvez-vous lever les deux bras normalement ?
T rouble de la parole
Pouvez-vous répéter une phrase simple
E xtrême urgence
Agir rapidement permet de limiter les lésions au cerveau

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