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Manon Luigi

ENDOMETRIOSE ET SOUFFRANCE PSYCHOLOGIQUE

Par Manon Luigi Psychologue clinicienne

 Quels sont les risques psychologiques pour les femmes atteintes d’endométriose?  Quand consulter? Vers quelle psychothérapie se tourner?

 Au delà des douleurs physiques, l’endométriose peut générer une véritable souffrance psychique. Maladie encore peu connue les patientes font face parfois à une errance diagnostique, aux lourds traitements médicaux et à leurs effets secondaires, confrontées à des difficultés pour avoir un enfant voire à l’infertilité, ces femmes ont souvent besoin de l’aide d’un psychologue. Alors que certains spécialistes émettent l’hypothèse d’une origine psychosomatique de la maladie, une prise en charge psychologique peut s’avérer nécessaire pour aider les femmes à trouver du soutien, une forme d’équilibre psychique et, pourquoi pas, des réponses.

Les conséquences de l’endométriose étant très différentes selon les femmes, leurs besoins en termes de soutien psychologique sont tout aussi variables. Quand certaines ont besoin de trouver des solutions pour gérer de facon non médicamenteuse leurs douleurs, d’autres recherchent une oreille attentive afin de partager leurs difficultés à procréer, leurs difficultés de couple, leur angoisses face aux risques d’hystérectomie (ablation de l’utérus) ou encore leur prise de poids à cause des traitements hormonaux. Nous retrouvons aussi beaucoup de frustration chez ces femmes, de la frustration due parfois à une non reconnaissance de cette maladie par le corps medical mais aussi par l’entourage minimisant ou ignorant cette douleur et cette fatigue chronique qui sont bien reelles et qui souvent “dirigent” leur vie. Cette maladie pourrait etre reconnue comme un handicap invisible. La prise en charge psychologique est donc à adapter selon les patientes et leur parcours.

Un cercle vicieux ce crée : la fatigue chronique- la douleur quotidienne- la frustration- l’anxiété et le stress- la dépression. Les symptomes s’accentuant entre eux, cela crée un cercle vicieux très difficile à briser. En effet plusieurs études montrent une association entre la maladie de l’endométriose et la dépression, cette maladie augmenterait les risques de développer une dépression. Il est alors très important de prendre soin de sa santé psychologique sans attendre l’aggravation des symptomes. En effet plus la pychothérapie est mise en place tot moins il est difficile de briser ce cercle vicieux et de prendre en charge la souffrance psychologique.

Il existe plusieurs courants dans la psychologie et donc plusieurs types de thérapies. Selon plusieurs études scientifiques deux types de psychothérapies sont efficaces dans le traitement psychologique de l’endométriose : les Thérapies Comportementales et Cognitives (TCC) et la thérapie de l’acceptation et du traitement de l’engagement.

Spécialisée en Thérapies Comportementales et Cognitives (TCC) je peux vous en parler. C’est une approche un peu plus scientifique de la psychologie. Les comportements, pensées et émotions sont les trois grands axes d’action. Le patient est acteur de sa thérapie et l’un des objectifs est de l’aider à développer de nouvelles habileés afin de changer ses pensées automatiques, ses comportements et à améliorer la qualité de son humeur. Les TCC aident à mieux se connaitre, permettent d’aboutir à une meilleure gestion de soi et d’accéder au bien etre. Son efficacitée a été démontrée pour un certain nombre de troubles dont l‘anxiété généralisée, le stress post traumatique, les troubles de la personnalité, et la dépression (que nous retrouvons souvent dans les cas d’endomériose).

Manon Luigi

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